samedi 20 novembre 2010

Ragots, rumeurs et jugements... Basta!


Les ragots... qui parmi nous peut se venter de n'en avoir jamais colporter, ne serait ce que non intentionnelement. qui peut se vanter de n'avoir jamais tendu une oreille curieuse face à des "révelations" servies gracieusement sur un plateau d'argent par un visage amical? ils sont partout, sur les lèvres de chacun et de chacune. Certains sont plus subtiles que d'autres. ils se cachent sous les noms de "nouvelles" de "dernières" ou de "la meilleure", d'autres sont plus triviaux, ils ne se veulent ni constructifs, ni utiles à une quelconque conversation qui se voulait au départ personnelle et qui dérive sur des comparaisons plus ou moins développées sur la vie d'un tel ou d'une telle, ceux là s'appellent "tu devineras jamais?" les "tu devineras jamais" sont les pires puisque gratuits et purement distrayants.

La rumeur... la rumeur comme disait Desproges dans ses chroniques de la haine ordinaire, est "...sale, elle est insidieuse, glauque et sournoise, d'autant plus meurtrière qu'elle est impalpable. On ne peut pas l'étrangler. Elle glisse entre les doigts comme la muqueuse immonde autour de l'anguille morte. Elle sent. Elle pue. Elle souille. C'est la rumeur..."
Elle se propage clandestinement depuis la nuit des temps, facebook l'a sacralisé marquant un tournant majeur dans l'histoire naturelle de la curiosité humaine aujourd'hui assumée et revendiquée sans complexe. facebook où quand la technologie se met au service de nos élans les plus basiques, quand le développement libère le bestial et rend banal le fait de se pencher de plus prés, par des nuits de vilaine insomnie, sur les existences des autres afin de combler le vide parfois abyssal des nôtres.
Le scandale se démocratise et devient ubiquitaire. nous sommes tous un peu plus "closer" de la vie d'autrui. De mémoire, à la question "est ce que les femmes peuvent garder un secret?" Sacha Guitry répondait "oui, elles le peuvent, mais à plusieurs" se déresponsabilisant derrière des "mais surtout ne le répète à personne" ou le niveau de déconfidentilaité au dessus "surtout ne le répète à personne et surtout pas à X", tout est permis.
la presse people nous fascine, Eva et Tony ont divorcés, Katie et Tom sont sur le point de le faire, Angelina a piqué le mari de Jennifer et ses 6 enfants ne sont qu'une publicité pour l'unesco... Toutes ces mièvreries font couler des litres d'encre,de salive et de larmes...La rumeur n'est même plus l'apanage des légers commérages, elle se hisse désormais aux plus hautes sphères, dernier exemple en date: année préparatiore, concours de résidanat?
mais à quoi celà nous avance-t-il mes amis? que nous apporte en réalité de savoir avec qui et ou ont sont nos voisins? je vous invite tous à vous poser la question.

et nous dans tout ça?....
Peut être sommes nous encore en train de forger nos personnalités respectives et qu'en tout état de cause, nous avons besoin pour y parvenir de "Références". Savoir ce qu'a fait machin avec truc, nous remet inconsciemment face à nous même et nous pousse à nous demander si nous aurions fait pareil en situation similaire? si nous serions capable de ...? si ceci ou cela est contraire ou non à nos principes? car le pire dans le ragôts c'est sa suite logique, le jugement.

Le jugement... quelques uns pourront toujours se targuer de ne point en faire. de vous à moi, je pense en toute honnêteté qu'on ne peut s'y soustraire; juger est naturel comme le scorpion qui supplie la grenouille de lui faire traverser la mare en promettant de ne pas la piquer, il l'a pique à mi-traversée et se noient tout les deux. La grenouille désemparée lui demande pourquoi a-t-il fait ça quitte à entrainer sa propre perte, sa réponse est sans équivoque: "mais je ne peux rien contre ma nature" lui dit il.
juger est atavique, consient ou pas, nous nous faisons tous notre petite idée sur chacun. ce n'est pas forcement mauvais. aprés tout ceci est la base de toute relation, même si celle çi n'est pas interactive. juger c'est aimer ou détester, juger c'est vivre l'autre ne serait ce qu'un instant, c'est donc tout le contraire de l'égocentrisme.

alors? y a t il de l'espoir dans tout ça, vous connaissez ma nature optimiste! au moins me direz vous, nous continuons à nous interesser aux autres. si nous vivions dans une grande métropole où chacun est obnibulé par ses propres désirs et objectifs et passe sur les gens et les rencontres comme un Cayenne sur un caniveau, ce serait là une bien triste socièté où nous ne ferions que comsommer les choses et les êtres dans le seul but de notre satisfaction personnelle. où une vielle alcolique qui tombe et se cogne la tête sur un trotoire de Barcelonne ne suscite en aucun des passant la volonté de s'arreter sur elle quelques instants, de s'arreter sur une autre vie que la sienne.
Le ragots, la rumeur et le jugement, ont au moins le mérite d'être "extravertis".

Cette page n'est que la conclusion d'un sentiment d'equeurement maladif. le noséabond commence à etouffer le salé des revelations croustillante et je commence à être gavée des patates chaudes qu'on me lance et que je refourgue à qui a encore faim. marre de remplir ou de boire le contenu amer des "bouteilles" qu'on me sert au nom du sacro-sain tkar3idje!

Terminé! je dis STOP! ce soir ,à 2h00 du mat, je prend la décision au combien salutaire de ne plus écouter aucune autre connerie qui ne concerne pas mon interlocuteur immediat et de ne plus meubler des conversations monotones par des pseudo scoops qui ne servent en réalité qu'a m'empêcher de parler de moi. Allez mes amis, qui m'aime me suive et qui qui ne m'aime pas en fasse autant.
dernière citation de Sacha Guitry pour finir sur une once de poésie "si seulement ceux qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient d'avantage"

Amira ;-)